Ca y est, je pars.
Oh, pas loin, à 5 minutes de voiture de plus...c'est si peu...et c'est énorme.
Cela faisait quelque temps que cette idée me trottait dans la tête : quitter mon école. Pas parce que je m'y ennuie ou que je m'y entends pas avec les collègues, oh, non, elles sont pétries de gentillesse, d'humour, de sagesse (oui) et de compétence. Mais alors POURQUOI ????
Parce que cela fait trop longtemps que j'y travaille et qu'il FAUT que je bouge, maintenant. C'est déjà drôlement tard.
J'ai donc tout fait pour changer : je me suis renseignée sur les écoles des environs, les ambiances, les postes vacants, les éventuels doubles-niveaux, les directeurs, le nombre de classe... j'ai participé au "Mouvement"...et j'ai eu mon premier voeu.
Chouette, hein ?
Oui, mais...la fille est compliquée !
Elle veut un truc, et quand elle l'a, elle pleure.
Même moi je ne me comprends pas.
A partir du moment où j'ai vu ma future classe, donc, la concrétisation de mon changement, je ne sais pas ce qui s'est passé dans mon cerveau, mais il y a eu un bug !
Impossible de parler de tout ça sans pleurer, mauvaises nuits, gros regrets et tout et tout.
J'ai donc essayé de comprendre ce qui se passait.
Il semble qu'à priori, il est difficile de laisser une école dans laquelle on a passé 17 années de sa vie, sûrement les plus belles d'ailleurs.
Cela doit être la clé de tout, ces 17 ans, car c'est aussi l'âge de Miss Cadette... et quitter l'école, c'est dire au-revoir aux doux souvenirs...et à mes filles enfants. L'une entrait en MS, l'autre avait 7 mois.
Allez, au-revoir ma classe...
Avec bien des regrets, mais il le faut.